Chaque entreprise du secteur privé cotise à un Opérateur de Compétences (OPCO). Cette contribution permet de financer, en tout ou partie, la formation des salariés. Pourtant, beaucoup de TPE et PME n'utilisent jamais ces fonds. Voici comment procéder.
1. Identifier l'OPCO de votre entreprise
Il existe 11 OPCO, organisés par branches professionnelles. Votre OPCO dépend de la convention collective appliquée par votre entreprise (code IDCC, visible sur les bulletins de paie). Quelques exemples :
- Atlas : services financiers, conseil, numérique, ingénierie ;
- AKTO : services à forte intensité de main-d'œuvre (propreté, hôtellerie-restauration, intérim…) ;
- Opcommerce : commerce ;
- OPCO EP : entreprises de proximité (artisanat, professions libérales employeuses…) ;
- Afdas : culture, médias, communication, sport.
2. Choisir la formation et demander les documents
L'OPCO a besoin d'un programme de formation détaillé (objectifs, contenu, durée, modalités d'évaluation), d'un devis et, une fois l'accord obtenu, d'une convention de formation. L'organisme doit être certifié Qualiopi pour que la prise en charge soit possible.
Chez Strasforma, nous préparons l'ensemble de ces documents et vous indiquons précisément quoi déposer.
3. Déposer la demande avant le démarrage
La demande de prise en charge se fait par l'employeur, sur l'espace en ligne de l'OPCO, avant le début de la formation. Selon les OPCO, comptez de quelques jours à plusieurs semaines pour l'instruction : anticipez au moins 2 à 3 semaines.
4. Subrogation ou remboursement
Deux cas de figure : soit l'OPCO paie directement l'organisme de formation (subrogation), soit l'entreprise règle la formation puis se fait rembourser. Nous privilégions la subrogation pour que vous n'ayez rien à avancer lorsque c'est possible.
Les erreurs à éviter
- Démarrer la formation avant l'accord de l'OPCO ;
- Oublier les feuilles d'émargement, indispensables au paiement ;
- Choisir un organisme non certifié Qualiopi ;
- Dépasser les plafonds annuels de votre branche sans le vérifier.
Et si je suis dirigeant non salarié ?
Le dirigeant non salarié relève en général d'un autre fonds : le FIF PL pour les professions libérales ou le FAFCEA pour les artisans. Il peut aussi mobiliser son CPF sur une formation certifiante.